Combien Gagne Un Chauffeur: taxi (moto, ambulancier), VTC (Uber, Heetch), bus, car scolaire, livreur…

Combien Gagne Un Chauffeur: taxi (moto, ambulancier), VTC (Uber, Heetch), bus, car scolaire, livreur…
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Chauffeur est un métier bien payé sans diplôme, et il n’en reste plus tant que cela dans notre société. On peut conduire un bus de la RATP, être VTC à son compte, faire partis des taxis parisiens, être embauché pour le ramassage scolaire, se mettre au service d’Uber et rouler dans une grosse berline, sans parler de ces sociétés recrutent des chauffeurs livreurs par milliers: UPS, Chronopost, Ponoma (distribution de produits alimentaires), Elis, Lyreco, Darty…

D’une façon générale, le salaire moyen est bon, mais d’autre facteurs entrent en compte : si on exerce en salarié ou indépendant, à Paris ou en province, à la ville ou à la campagne, la nuit ou le jour…

Combien gagne un taxi ?


C’est le métier de chauffeur le plus emblématique, même s’il connait quelques remous depuis l’arrivée d’Uber et UberPop. Que le salaire soit brut ou net, il est difficile de parler d’un revenu moyen. Tout va un peu dépendre du statut qui est choisi, et des conditions dans lesquelles s’exercent la profession. Si travailler à son compte est plus rémunérateur, cela peut aussi être une source de plus gros soucis quand les affaires vont mal.

Rappelons d’abord que pour exercer ce beau métier, il faut avoir un beau casier tout vierge, suivre une formation et avoir obtenu un certificat de capacité. C’est seulement après qu’il sera temps de se pencher sur l’histoire de la licence et de son coût. Il varie en fonction de l’offre et de la demande, et coûte de 50000 à 300000 euros (Nice détient la pôle position).

Mais tout le monde n’a pas les moyens d’aligner une telle somme. En attendant d’économiser pour se payer la licence, il est possible de travailler comme salarié. La rémunération se compose d’un fixe (petit) et d’une part sur les courses (1/3). La troisième voie consiste à louer son taxi et la licence. Cette solution permet au chauffeur de rester indépendant mais il lui faut faire beaucoup d’heures pour gagner sa vie une fois ses charges payées (150 euros par jour à Paris rien que pour la location).

Des revenus en dents de scie

Le statut a donc toute son importance, mais aussi l’ancienneté quand on est salarié, le nombre d’heures travaillées, et la connaissance du métier. Rappelons qu’un indépendant devra payées sa voiture, son entretien, son essence, son assurance, ses crédits, ses cotisations sociales, sa publicité (faire partie des taxis bleus ou de G7 est payant) et la TVA ! C’est une addition longue et couteuse.

On comprend mieux pourquoi les nouvelles plateformes comme Heetch ou Uber, où l’émergence des VTC suscitent tant de remous. Il va donc falloir un peu de temps avant de gagner 3000 euros, en particulier tant qu’il y a des emprunts à rembourser.

Les 35 heures

Le salarié, lui, va aussi devoir dépasser les sacro-saints 35 heures pour s’en sortir, et espérer que les clients soient généreux en pourboires. Gagner plus de 1500 euros avec ce statut est difficile.

Il faut faire des heures ou trouver des contrats rémunérateurs, comme ceux qui consistent à transporter des malades. Les chauffeurs de taxis ne sont donc pas des gens riches, et on ne fait pas fortune dans cette profession. La précarité n’est pas loin pour beaucoup d’entre eux, à tel point qu’on se demande si taxi est toujours un métier d’avenir.

Un chiffre d’affaires en baisse de puis l’arrivée des VTC

Ils ont été la source principale de la grogne. Les chauffeurs de VTC subissent la colère des artisans taxis, qui voient leurs revenus fondrent comme neige au soleil. Beaucoup ont ainsi perdu plus de 1000 euros de rémunération par mois, et la plupart au moins 10% de leur chiffre d’affaire.

On ne parle pas encore d’une guerre, mais elle couve, la concurrence débordant parfois dans des actes limites. Ceux qui ont achetés leur licence l’ont mauvaise, et à juste titre. L’espoir de la revendre au moins ce qu’elle a couté  s’estompe avec l’arrivée de tous ces nouveaux chauffeurs.

Mais faut-il tout mettre sur le dos des VTC ? Sûrement pas. La crise est là, et beaucoup de gens y réfléchissent à deux fois avant de prendre un taxi plutôt que les transports en commun.

Le rêve américain : taxi à New York

taxi à new yorkEt si la solution consistait à aller exercer son beau métier sous d’autres contrées ? Les Etats-Unis ont toujours été un pays où tout semble possible, et surtout la réussite professionnelle et financière. Mais à New-York, pas question de perdre son temps à discuter des nouveaux acteurs sur le marché. On monte dans sa voiture et on travaille : le temps c’est de l’argent.

Une chose est certaine, là-bas, on peut en faire beaucoup si on accepte d’enfiler les heures comme des perles. Personne ne vous dira rien si vous avez les yeux cernés : pas de réglementation (ou presque) et beaucoup de clients. C’est pour cela qu’on retrouve derrière les volants des hommes et des femmes de toutes les nationalités, à qui on ne demande pas de parler un anglais parfait ni d’avoir des diplômes longs comme le bras pour exercer.

Il y a plus de 13000 taxi dans la grosse pomme qui rêvent de devenir riche et de toucher le rêve américain du bout des doigts. Tout le monde peut y arriver, mais il faudra faire beaucoup de sacrifices pour cela.

Taxi moto : un succès mérité

L’arrivée des taxis motos a répondu à un besoin : celui de se faufiler dans les embouteillages et d’arriver à l’heure à son rendez-vous. Les hommes d’affaires ont été les premiers à s’y lancer, et ils ne jurent plus que par eux, à partir du moment où ils ne sont pas chargés.

L’avantage, c’est qu’on peut se lancer comme artisan un peu plus facilement, une moto coûtant moins cher qu’une grosse berline. Là encore, beaucoup d’heure à faire pour avoir un salaire correct de 2500 euros par moi (mais attention aux charges, qui grimpent aussi vite que le chiffre d’affaire). Un salarié, lui, ne gagnera pas plus qu’un chauffeur de taxi classique (soit 1500 euros par mois).

L’avantage, c’est que beaucoup de clients sont abonnés, ce qui permet de maîtriser son planning. C’est plutôt une clientèle aisée, donc agréable, même si les deux ne vont pas toujours de paire. Quant aux bouchons, la moto les laisse derrière elle, c’est bien plus agréable que broyer du noir dans une file qui n’avance pas. Reste que la réglementation ne s’est pas encore véritablement emparée des taxi-moto. Cela ne serait tarder, et pourrait changer les choses.

Un métier peu connu : conducteur VSL pour malades (taxi ambulancier)


Le conducteur de véhicule sanitaire léger est une véritable spécialisation, qui nécessite un sens aigu des responsabilités, puisqu’il s’agit de transporter des malades, de l’hôpital à la maison et vice-versa. Il faut parfois aussi avoir quelques notions médicales, s’il est nécessaire de faire fonctionner du matériel d’assistance.

Il ne s’agit donc pas que de conduite, mais aussi de savoir informer le personnel soignant en cas de besoin et de remplir la paperasse allant avec ce genre de prise en charge. Le véhicule, lui, doit être aménagé pour les recevoir et leur apporter un surcroit de confort.

Le taxi ambulancier travaille en binôme, ce qui est parfait pour ceux qui souffrent de la solitude. Attention : au moins l’un d’entre eux doit avoir passé, et obtenu, le diplôme d’ambulancier. Pour le passer, il faut au moins avoir un niveau 3ème (fin de collège), un permis de conduire vieux d’au moins trois ans et une formation validée de gestes et soins d’urgence.

Il faut aussi faire un stage d’1 mois dans un poste équivalent. Ce n’est pas une formation gratuite (4 mois) sauf à se la faire prendre en charge par un FONGECIF ou par Pole Emploi.

conduire un VSL

Il est possible d’exercer ce métier à son compte ou comme salarié, dans quel cas le salaire sera compris entre 1400 et 2000 euros en fonction de l’ancienneté, même si certaines sociétés paient mieux que d’autres (mais c’est pareil dans tous les métiers). Comme souvent, un chef d’entreprise gagnera plus mais paiera plus, en charge et en remboursement de l’ambulance (véhicules coutant en moyenne 50000 euros).

Le salaire d’un chauffeur Uber


Nous entrons ici dans les choses qui fâchent, en tout cas les taxis. Là encore, les gains sont assez disparates, les horaires étant décidés par le chauffeur. Et c’est une profession en plein boum, qui recrute, malgré les barrages et la disparition de l’application (qui était bien pratique ceci dit pour trouver une voiture rapidement à côté de chez soi).

Reste qu’on est quand même loin du job de rêve, car gagner son propre argent suppose de s’organiser quand aux déclarations sociales et fiscales. Etre entrepreneur peut donner des sueurs froides.

Combien gagne un chauffeur Uber par jour en moyenne ?

Pas autant qu’on pourrait le croire, le chiffre d’affaire n’ayant rien à voir avec le salaire net. Les journées sont longues pour gagner sa croûte et certains déchantent rapidement, en tout cas les moins motivés. Mais Uber aide les nouveaux entrants à s’organiser pour réussir à monter rapidement leur boîte.

Car devenir chauffeur VTC doit véritablement se coupler d’un désir de devenir son propre patron. Beaucoup de chômeurs en reconversion se lancent dans le métier, et on voit même d’anciens taxis conduire des VTC. Pour un temps plein, le salaire tourne autour de 2500 euros (mais pas pour 7 heure par jour). L’activité entre donc tout à fait dans les clous pour s’établir en tant qu’auto-entrepreneur.

Des revenus en baisse

C’est un métier où il y a de plus en plus de concurrence, et pour sortir du lot, une seule solution : baisser le cout de la course. C’est ce que fait UberX qui applique une décote de 20%. Hors, qui dit CA en baisse dit revenus en baisse. Un chauffeur VTC doit compter en moyenne sur un revenu de 42 euros de l’heure s’il est plein, et donc de la moitié si son remplissage n’est que de 50%, ce qui correspond à la moyenne.

Un chauffeur qui travaillerait 50 heures par semaine avec 2 jours de repos pourrait ainsi compter sur un CA de 4500 euros par mois brut. Mais pas de panique : si les prix baissent, de nouveaux clients devraient arriver, et donc augmenter le taux de remplissage. C’est ce qu’on appelle les vases communicants.

Cette vision à long terme du métier tend vers un changement (nécessaire ?) des habitudes de déplacement dans les grandes villes.

Uber et UberPop: quelle différence ?

Il ne faut pas tout mélanger, et les médias eux mêmes s’en donnent à coeur joie, créant la confusion dans les esprits. Il est donc bon de connaître les différences entre Uber et UberPop qui n’offrent pas les mêmes services. Rappelons que le deuxième nommé n’est plus légal en France, qui du agir pour calmer les ardeurs des chauffeurs de taxi en colère. 

Il s’agissait de particuliers, et non de chauffeurs professionnels qui n’avaient besoin que de s’inscrire sur l’application pour prendre des gens dans leur voiture, n’importe quand. Un smartphone suffisait pour devenir taxi le temps de 10 minutes.

chauffeur uber

Uber, lui, est une société de VTC comme il y en a des dizaines. Ce sont des chauffeurs, et Uber les mets en relations avec les clients. Ils n’ont pas trop le choix de passer par ce type de plateformes car conduire un VTC empêche de marauder (prendre le client « au vol »). Il doit donc être réservé.

En Suisse, Uber est en plein développement aussi (sans polémique)

D’autres pays en Europe sont moins virulent face aux évolutions sociétales. La Suisse par exemple. UberX est utilisé par plus en plus de chauffeurs pour trouver des passagers plus facilement. Ils ont ainsi pu augmenter leurs revenus, à condition de se connecter le plus souvent possible.

Par rapport à un taxi « classique », une telle application permet d’être plein plus souvent, et de moins patienter à une borne. Moins d’attente, c’est plus de kilomètres parcourus, et donc plus d’argent.

Heetch vs. Uber

Un nouvel acteur vient d’entrer dans ce marché controverser, et cela n’est pas étonnant. Interdire UberPop, c’était ouvrir la voie à d’autres applications basés sur le même modèle ou presque. On ne peut pas aller contre le progrès. Heetch, qui existait déjà pendant la crise des taxis n’a pas jeter l’éponge.

Elle est toujours là, et cartonne plus que jamais à Paris et à Lyon. C’est toujours le même système : un transport de particulier à particulier mais qui ne fonctionne que la nuit, jusqu’à 6 heures du matin. De plus, pas possible d’engranger plus de 6000 euros par an. 500 euros par mois, pour les courageux, c’est quand même un bon complément de revenu pour un conducteur Heetch.

Chauffeur de bus RATP


Ce n’est pas forcément un métier très glamour, mais la RATP embauche chaque année beaucoup de chauffeurs de bus (attention, ce ne sont pas des fonctionnaires), qui sont plus de 12000 en tout et qui transportent des millions de voyageurs.

Un plus de savoir (bien) conduire et d’avoir le permis D (le FIMO n’est pas obligatoire), il faut veiller sur la sécurité des passagers et sur certaines lignes ce n’est pas une mince affaire ! C’est un métier accessible sans diplômes à partir de 21 ans, et les bac +3 et au dessus ne peuvent même pas postuler, c’est dire !  La RATP formera ensuite les agents qu’elle aura engagé avant de les lancer dans le grand bain.

Combien ça gagne ?

En début de carrière, un chauffeur de bus touchera 1850 euros brut, mais des primes s’ajouteront à cette somme, ainsi qu’un 13eme mois. Les primes peuvent aller jusqu’à environ 500 euros mais ne comptent pas pour la retraite : prime de pénibilité, de régularité, de transport le soir très tard ou le matin très tôt, de nouveautés et de kilomètres parcourus. Mais on gravit les échelles et autres échelons très vite, ce qui fait monter la paye d’autant.

chauffeur de car scolaire


Le métier de conducteur d’autobus scolaire est un peu différent, et bizarrement les sociétés de car ont du mal à recruter. Cela tient-il au salaire ? Pas forcément. Ce sont plutôt les horaires qui posent problème. Pas facile de travailler en horaires décalés et de passer du temps sur la route loin de sa famille quand on accompagne un groupe en classe verte par exemple.

Il y a également beaucoup de temps partiels dans la professions, ce qui ne satisfait pas ceux veulent un plein temps, même si les usages portent en grande partie vers le CDI plutôt que sur le CDD. Travailler à temps partiel permet de faire autre chose à côté et de cumuler deux activités par exemple. Car le salaire d’un chauffeur de car n’a rien d’extravagant, c’est même le contraire : pas beaucoup plus haut que le SMIC. Avis aux amateurs.

Chauffeur-livreur : quel est le salaire moyen ?


Eux aussi sont de plus en plus nombreux dans le paysage, surtout avec l’essor du commerce en ligne. Ce n’est pas un métier facile : il faut conduire, de nombreuses heures, charger, décharger… Et tenir la cadence, car il y a beaucoup de paquets à livrer ! Les livraisons se font avec un petit camion (- de 3,5 tonnes). Il faut être organiser pour ne pas avoir des journées à rallonge et aimer la solitude car on travaille souvent en solo.

Le salaire, lui, est d’environ 2000 euros brut par mois et ne nécessite pas d’avoir un diplôme en particulier. Il arrive même que le permis B suffise, c’est dire !

Combien gagne-t-on chez UPS ?

Le poste proposé est celui de chauffeur courrier messagerie. Par rapport à un chauffeur livreur classique, il y a un petit peu plus de stress car la société s’engage sur les délais de livraison et les entreprises qui font appel à UPS attendent un service sans failles. Il faut donc être quelqu’un de sérieux et avoir un peu d’expérience dans le métier avant de postuler.

Comme dans la plupart des sociétés il y aura une période d’essai avant d’être embauché. Au candidat de savoir la mettre à profit. Bon à savoir : il y a beaucoup de manutention, donc à éviter pour ceux qui ont de gros problèmes de dos ou une condition physique moyenne.

Quand au salaire, il est un peu plus élevé que dans d’autres sociétés de transport. Le nouvel embauché touchera un peu plus du SMIC (1800 euros brut), mais celui-ci sera agrémenté de primes, avec des objectifs fixés par UPS. A noter, un 13ème mois, des avantages comme la mutuelle et une prime de participation aux bénéfices.

Le métier de chauffeur vous intéresse ? Sachez qu’il existe une autre profession sans diplôme, et qui paye encore mieux : garde du corps. Mais combien gagne un garde du corps ?

2 Comments

  1. Sidibé
  2. webmaster

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